
Les musiques du monde & leurs imaginaires
Trajectoires
3 thèmes de conférences/salon de musique au choix
durée : 1h30




Les musiques des routes de la soie
Tout au long d’une histoire fantastique les routes, dites de la soie, connexions entre Orient et Occident, ont suscité fantasmes et mythes. Elles furent empruntées par des marchands, des diplomates, des pélerins, des voyageurs, mais aussi par des musiciens. Et au fil de cet écheveau de voies, jalonnées de caravansérails et de villes-carrefours mythiques (comme Chang’an / Xian, Samarcande, Boukhara, Kashgar, Constantinople / Byzance), se sont échangés répertoires, modes musicaux, rythmes, des mondes arabe, turc, perse, indien ou chinois.
Ce sont ces trocs millénaires qu’évoque l’auteur, illustrés d’extraits musicaux
Musiques et chants en Occitanie : la saga de la "Linha Imaginot"
« À travers un salon de musique, l’auteur dévoile son dernier livre, fruit de trois ans de recherche, à propos de la création musicale dans l’espace occitan, livre qui s’inspire d’héritages (langues, chants, instruments, imaginaires) sur une période allant des années 70 à 2010. Il y est question de l’évolution du folklore au folk, puis du revivalisme aux musiques du monde. Des enjeux relatifs à la valorisation des P.C.I (patrimoines culturels immatériels). Des liens qui régissent citoyenneté et humanismes. L’occasion de découvrir les trajectoires de plus de 30 personnalités musicales emblématiques rencontrées par l’auteur, symbolisant l’expression sonore multiforme de cette terre d’Occitanie, courant des Alpes à l’Atlantique et de la Méditerranée au Massif Central ».
(Programme du Festival Fiest’à Sète).
La Corse, musiques et chants : de la reconquête culturelle à l'universalité
« Oui, il y a bien un mystère de chant corse car si en lui se perçoivent les sédiments culturels des influences des multiples tutelles (grecque, carthaginoise, romaine, vandale, sarrasine, pisane, génoise ou française) et les références au plain-chant grégorien, ce qu’il exprime c’est avant tout le granit de ses montagnes et les hommes qui l’ont modelé.
Bergers, cultivateurs, chasseurs, au diapason d’un monde spartiate et d'une nature rude sous des dehors paradisiaques.
Le compositeur Michel Raffaelli a bien souligné cette immédiateté :
« La musicalité de la langue corse a très peu de fréquences à franchir pour parvenir au chant. L’homme par mimétisme s’approprie la musique du vent que l’écho des montagnes « polyphonise » dans les tempêtes. L’animal est chanté, il est pleuré et loué comme un être humain. L’arbre est chanté. Le torrent, le rocher, la mer, le ciel, les étoiles, la lune, le soleil sont les matières premières de cette déclaration d’amour permanente ». En cela, le chant corse est bien un paysage. Il s’écoute, mais aussi se voit.
Géo Magazine à propos du livre de « Frank Tenaille : Chants et musiques corses », Ed du Layeur.
Les musiques des peuples du froid
La vie des peuples du froid a progressivement basculé avec les arrivées des Blancs : marins, baleiniers, explorateurs, missionnaires, enseignants.
Et avec eux, les administrations, l’apprentissage de langues nouvelles, la sédentarisation, la scolarisation, la conversion à de nouvelles croyances... Malgré tout, un passé millénaire est là. Celui d’un vécu dans un environnement hostile fait de calotte glacière, de toundras, de forêts boréales, que cerne un ennemi continuel, le froid. Comment appréhendent t’ils la musique ? Et comment leurs chants et manifestations sonores évoquent aussi bien leur cosmogonie que leur quotidien ?